Les bijoux sont fabriqués à la main. La plupart, comme les croix, nécessite un moule selon la technique de la cire perdue. D'autres, comme les alliances ou les bracelets sont martelés.
La technique de la cire perdue consiste à façonner un objet en cire d'abeille. Celle-ci est trempée dans l'eau puis enduite d'un mélange de terre et de crottin d'âne, le futur moule. Le crottin contient de la paille finement broyée qui en cuisant créera une microporosité, empêchant le moule d'éclater à la cuisson. Après séchage, le moule est mis au feu et on récupère la cire.
En fondant, la cire libère l'espace qui sera remplis ultérieurement par le métal. Le moule est mis à cuire puis il est rempli de métal fondu. Le métal est fondu à l'aide d'un feu très chaud, activé par l'air pulsé par des soufflets de peau de chèvre. Puis, lorsque l'ensemble est refroidi, le moule de terre est cassé, laissant apparaitre le bijou. Il est alors limé, ciselé, poli. Du charbon permet de faire ressortir les gravures. C'est tout un monde de symboles qui s'harmonisent avec les formes et les pierres ou bois précieux incrustés, et frappent l'imaginaire.
Les bijoux sont fabriqués à partir d'argent qui n'a pas passé de contrôle de garantie. Il n'y a donc pas de poinçon.
Le montage final, perle d'argent et d'ébène.
Pour démarrer l'action de l'association, nous avons définit un premier objectif.
Il s'agit de financer du matériel d'apprentissage pour apprendre la bijouterie, le travail du cuir et la vannerie.
Un but concret et dont les enjeux et contraintes sont totalement maitrisés par les artisans-bijoutiers et leurs femmes. En effet, l'artisanat des femmes est le travail du cuir et la vannerie.
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